Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d’une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »
O servitude infâme imposée à l’enfant !
I think I will have Flora have to read and write about this poem in her final year. She will take it to Miss Gouin, a French woman who sews for them and the only French person she knows. Miss Gouin will tell her all about the Magog plant at Dominion Textile where many of her relations work. Flora will get an education, but not the kind expected by her teachers, but one that will serve her well as a teacher in Griffintown, where many of her students will be the children of Jewish immigrants. In 1912, Eaton’s garment factory workers, all Jewish, will strike. They won’t win their cause as the non Jewish workers will not support them.
There’s also an unrelated strike of garment workers in Montreal, complete with a protest march.
